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 Bonne Fête de l'Indépendance à toutes et à tous!

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Benga NDJEME



Nombre de messages : 33
Localisation : epimatounda@hotmail.fr
Date d'inscription : 04/04/2007

MessageSujet: Bonne Fête de l'Indépendance à toutes et à tous!   Dim 19 Aoû - 2:58

« Nous avons déjà 47 ans. Et maintenant ? »

Ogivines et Ogivins, mes chers concitoyens,

Je suis heureux du prétexte que m’offre la célébration de la déclaration d’indépendance du Gabon, pour nous souhaiter un joyeux anniversaire. Nous avons déjà 47 ans. Et maintenant ?

Le moment que nous vivons dans l’allégresse, dans la solitude du travail, dans le malheur ou dans l’isolement de la maladie est fondateur, pour l’Ogooué-Ivindo. A 47 ans d’âge, la plus grande province d’un pays se doit de faire un bilan et un saut programmatique à tout point de vue.
Or, la Chine, pays ami, a décidé d’unir son destin au nôtre ; amoureux comme notre patrie, de l’Ogivine qui porte en son sein un sacré fœtus de fer. Ce qui ne peut que nous réjouir. Mais, il faut que la Chine se souvienne qu’entre prétendants-puisque nous aimons la même Femme-, l’entente est souvent faite à l’image des amours d’opéra. La tentation de vous inviter à donner notre premier avis sur la coopération sino-gabonaise est trop forte en cette période. C’est pourquoi, j’ai choisi un article bien opportun, paru dans le journal Le Figaro du 17 août 2007, pour nous y exercer. En effet, il semblerait que notre pays, le Gabon, soit impliqué dans la célébration d’un « bal lugubre dans les monarchies africaines ». Selon l’auteur de la chronique, François Hauter, la France aurait tellement pillé le Gabon que le sentiment anti-français couverait comme une braise sous la cendre au fond de notre nature apathique. Ainsi se voient liés les destins de la Côte d’Ivoire et du Gabon, dont l’auteur rapproche les parcours, pour prévenir la France que ses intérêts ne sont pas à l’abris en territoire gabonais. Afin d’éviter une interprétation erronée de ses propos, je me réduis à en citer le passage, in extenso, bien que cela me coûte en espace sur notre Forum. Ecoutons ces propos attribués à un journaliste gabonais s’exprimant sous couvert d’anonymat, repris dans son article : «C’est comme au Rwanda ou en Côte d’Ivoire ici […] il y a un fort sentiment antifrançais ici. Les gens ne le disent pas haut, mais ils le pensent : la France nous impose ce dictateur. Elle ne nous veut pas de bien. Elle encourage les prédateurs ». Dans la même veine, François Hauter assimile les cas, diamétralement opposés, de la Côte d’Ivoire et du Gabon en ces termes. « Exactement comme en Côte d’Ivoire : l’émancipation vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice serait d’autant plus violente qu’elle serait tardive ». Bref, les Ogivines et Ogivins ne se permettraient pas, le jour de la commémoration d’une indépendance arrachée de haute lutte, de laisser dire à un journaliste des contre-vérité sur notre société et nous-mêmes. Nous les dénoncerons donc avant d’en venir à ce qui nous préoccupe de plus près. Tout d’abord, le Gabon est une République démocratique et non une monarchie. Et il est important de signaler aux journalistes d’ailleurs que les termes de « prédateurs » et de « dictateurs » ne font partie de nos lexiques naturels. Ils sont donc impropres à notre culture, qui ne retient que deux types de protagonistes dans le jeu politique : le chef et son peuple. « Entre l’arbre et l’écorce, il est proscrit d’y introduire son doigt ».Il n’y a même pas de place pour. Les Gabonaises et Gabonais sont suffisamment libres pour émettre des commentaires sur le fonctionnement de leurs propres institutions. Aucune leçon(de plus !) à recevoir d’un observateur absolument extérieur. Et aucun peuple ne serait assez masochiste pour s’accommoder de gouvernants « prédateurs ». Aussi, pour démontrer que nous sommes parfaitement lucides, nous reconnaissons que la référence faite à la Chine nous intéresse au plus haut point. D’où le port immédiat de notre seconde casquette d’Ogivines et Ogivins. En effet, nous retenons de l’article de F.H., que la Chine occupe la place laissée vacante par la France au Gabon et que la Nouvelle Donne qu’elle nous propose serait le nec plus ultra des modèles de coopération inter-étatique. L’Ogooué Ivindo tient à marquer sa prudence, face à ces schémas un peu réducteurs des relations entre deux Etats souverains. Nous célébrons notre 47e anniversaire par le défi du développement durable. La page ouverte par la Chine dans la mise en valeur de nos sol et sous-sol est un microcosme de l’amitié sino-gabonaise. Il est essentiel de commencer ce bilan-programme en reconnaissant un fait têtu : les ressorts de notre Histoire nous obligent à croire que l’Ogooué-Ivindo est le cul-de-sac du Gabon (I). Mais il naît aussitôt l’impérieuse obligation de transcender cet handicap par des méthodes loyales et licites. C’est la raison pour laquelle nous proposons, pour sortir de cette chape de plomb que constitue la pauvreté, de faire de notre région une porte ouverte vers l’Afrique (II).

I-L’Ogooué-Ivindo : cul-de-sac du Gabon…

Point n’est besoin de s’étendre sur les nombreuses anecdotes qui meublent notre quotidien en terre ogivine. On retiendra tout simplement que l’indépendance est, pour nous, un mirage qui apparaît et réapparaît au gré des « 17 août ». Campagnes sauvages de vaccination dans les villages au point de faire vacciner plusieurs fois les mêmes personnes des mêmes produits en l’espace d’une semaine, négligences des Institutions lors des raids du virus Ebola et d’autres pathologies non-identifiées en Ogooué-Ivindo, écoles éventrées où les écoliers s’escriment à étudier sur des bancs en racines de parassolier ; tableaux peints au charbon sur des murs en torchis, ardoises en bois de Nkouka, râpées chaque matin par le papier Hatchipazza ; j’en passe et des meilleurs. En somme, les quelques centaines de Kilomètres qui séparent l’Ogooué-Ivindo de la principale ville du pays semblent constituer autant d’écarts entre l’évolution de ce territoire et le développement du reste du Gabon. Toute constatation, objective, qui nous amène à penser que cette région est le cul-de-sac du Gabon. Aucune route carrossable n’y mène et n’y ramène. Mais, c’est un monde magique et mystérieux qui reste à découvrir. La nature nous ayant appris à lui confier nos vies, pourquoi ne lui confierions-nous pas aussi notre bonheur, qui peut d’ailleurs être une impulsion motrice au bien-être de la Nation ? Tel est le défi auquel nous sommes invités et en l’honneur duquel l’Ogooué-Ivindo entend jouer sa carte-maîtresse : l’ouverture vers l’Afrique.

II-…Ou porte ouverte vers l’Afrique ?

La porte a le double mérite d’être l’une des pièces d’architecture qui donnent à la fois sur l’intérieur et l’extérieur d’un édifice. Ainsi de l’Ogooué-Ivindo. Situé aux confins du riche bassin équatorial souvent attribué au Congo, notre région fait office de porte-rempart (épimatounda) entre le Gabon et ce pays plus-que-frère. Défendre, protéger, gérer 46. 075 des 267.667 km2 que compte notre pays, est une tâche ardue. Et dans ce vaste tableau de forêts vierges, Bélinga se prépare à jouer l’exaltant rôle de trait d’union interne et externe, avec l’exploitation de ses mines (A). Il convient de préconiser également que notre région retrouve son lustre d’antan en matière agricole, qui doit propulser le pays tout entier au rang de grenier de l’Afrique (B).

A- Bélinga : Fer de lance du développement régional

Que le fer de Bélinga serve au développement du Gabon et de l’Ogooué-Ivindo, en particulier, est un pléonasme. C’est le contraire qui serait surréaliste. Nous ne sommes donc plus à nous inquiéter de l’impact positif de l’exploitation des mines ogivines sur la santé de notre pays. Le défi dans lequel nous souhaiterions inscrire notre identité est plutôt de taille continentale.

L’exploitation du Fer de Bélinga, Boka-Boka et Batouala est l’occasion rêvée de désenclaver l’Ogooué-Ivindo, mais il ne faut pas en rester là. Notre province doit devenir, sinon une escale, tout au moins, une rampe de lancement vers l’intégration régionale. Le chemin de fer et les routes, qui sont les infrastructures de base de l’acheminement des minerais jusqu’aux ports en eau profonde de l’Atlantique, sont de prodigieux instruments au service de la circulation des biens et des personnes dans l’espace CEMAC. Bélenga est à une centaine de kilomètres à peu près du prochain réseau ferroviaire Brazzaville-Ouesso en République du Congo. Une opportunité d’embranchement entre les rails gabonais et congolais peut y être ouverte, pour l’unité des Etats et des Familles, qui en sont le ciment. Et de la ville de Ouesso ou Sembé où serait réalisée la jonction, des études prospectives peuvent ouvrir la perspective de désenclaver l’est du Cameroun en pleine exploitation de bauxite, avant d’envisager ce que j’appelle le Terminus du chemin de fer de Mékambo : le désenclavement de la Centre Afrique. Notre objectif est d’unir Libreville et Bangui, via la porte-cochère qu’est l’Ogooué-Ivindo.

Bélénga doit devenir la prochaine « Gare de l’Est » du Gabon. On incitera, en conséquence, les Chinois à nous doteront d’un train « Orient-Express ». Ce n’est qu’à cette condition et, à cette condition seulement, que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale peut enfin naître vivante et viable.

J’en appelle donc à une exploitation coordonnée et, pourquoi pas transfrontalière, de nos ressources, dont le traitement attire déjà d’importants mouvements migratoires à la frontière nord-est. La France et l’Allemagne le firent avec le charbon et l’acier. Nous sommes capables de le réaliser. L’anticipation de flux migratoires massifs à travers une politique concertée des Etats concernés mettrait à nu les pratiques d’immigration sauvage, source de malentendus. Le Gabon saisirait ainsi cette opportunité pour élaborer une stratégie d’immigration de développement et d’intégration africaine, fondée sur l’amitié et la paix des nations. Le passeport CEMAC y serait pleinement éprouvé. Un « visa Bélenga » peut aussi être émis à l’intention des nombreux Bras et Cerveaux dont regorge l’Afrique. Les Chinois et les Gabonais ne sauraient suffirent à exploiter seuls les trois gisements de fer mis au jour en Ogooué-Ivindo. A moins d’y faire participer 30. 000 Chinois. Ce qui est loin d’être le vœu des Ogivines et des Ogivins.

Nous avons intérêt à rester lucides face à une nation qui respecte du bout des lèvres les droits de l’Homme et les normes écologiques sur son propre territoire. « Demeurons vigilants, sans faiblesse et sans haine », nous invite la Concorde. Et c’est parce que nous sommes habités par ces apophtegmes de notre hymne national qu’il est judicieux de souligner que ce projet contribue à la prospérité du Gabon. La circulation des biens et des personnes à travers les quatre principaux pays de notre Communauté est une source de devises propre à doper notre balance commerciale.

Surtout que le potentiel agricole ogivin est prompt à faire du Gabon le grenier de l’Afrique.

B- Le Gabon : grenier de l’Afrique

Le sol de l’Ogooué-Ivindo est des plus fertiles de notre pays. L’observation empirique comme l’expérimentation des missions scientifiques le démontrent, à en croire les études du FIDA (Fonds international de développement agricole), du CNRS (Centre national de recherche scientifique de France) et d’autres organismes coopérant avec le ministère dit de l’agriculture. Notre province peut donc prendre la tête d’une politique nationale, agressive dans une quête raisonnée de l’autosuffisance alimentaire. On peut, pour être concret, servir de champ expérimental à cette Chine, membre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), experte en matière agricole et qui-vraisemblablement-nous veut tant de bien.

Ainsi, profitant du micro-climat qui caractérise notre région, nous pourrions nous essayer aux cultures d’exportation que nous importons d’Europe, pour singer « nos ancêtres Gaulois ». La marque ogivine devra donc être frappée du sceau des trois S= SOL et SOUS-SOL. L’objectif à terme est une agriculture intensive et industrialisée, qui nécessitera, là encore, une main-d’œuvre qualifiée et abondante. Ce qui place la politique nationale d’immigration à la lisière du développement de notre pays et du désenclavement de notre Village, pour ne pas dire région.

C’est ici que l’éducation prend tout son sens d’initiation et de civilisation. L’Ogooué-Ivindo est en droit de revendiquer un enseignement obligatoire de la langue et de la culture chinoises (pour ne pas dire « mandarines » !). En effet, il faudra y créer un Pôle universitaire sino-gabonais (PSG) tourné vers les carrières agricoles et médicinales.

Maintenant ou jamais !

Voilà, en quelques propositions, ce que sous-entend mon vœu d’anniversaire à l’occasion de la 47e célébration de l’indépendance de notre pays. Nous sommes, en réalité, invités à travailler trois ou cinq fois plus que d’ordinaire, pour rattraper le retard accusé dans le développement de notre Village. Je suis conforté dans cette quête d’indépendance réelle par les armoiries de notre République. L’Ogooué-Ivindo a choisi d’être représenté par les abeilles. Souvenons-nous que les abeilles sont des travailleuses méticuleuses et organisées. Elles ont le sens de la famille et de l’ordre. Prêtes à défendre leur Reine-Mère à toute occasion. Leur silence ne vaut pas faiblesse. Bien au contraire : elles rationalisent leur énergie (PIZZO). Admirez leur incomparable élégance lorsqu’elles butinent ou lorsqu’elles fabriquent le miel ! Ce n’est pas par hasard que l’abeille est l’emblème de Pharaon et de Napoléon. Le fer de Bélenga doit aider l’Ogooué-Ivindo à conquérir deux titres : champion d’Afrique de navigation intérieure et pionnier en matière d’arts et d’artisanat de fer. Il faudra donc créer une industrie en construction navale dont le Gabon bénéficierait pour ravir le titre de champion du monde, avec son inestimable littoral, et un musée du Fer à Makokou. Sur ce point, l’expérience de la ville de Nancy(France) pourrait nous être utile dans le cadre de la coopération décentralisée. Qui a dit que la France « avait perdu l’Afrique » ?

Ogivines, Ogivins, nous avons un Empire à construire. Maintenant ou jamais !

Mais en attendant, joyeuse Fête de l’Indépendance à toutes et à tous.

Benga NDJEME
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